lundi 17 novembre 2008

N. joue du Bach (bis)

Après un premier intermède musical publié ce printemps, N récidive avec la Fugue n° 7 en mi bémol majeur du 2e livre du Clavier bien tempéré de J.S. Bach.

Saviez-vous que les 2 épouses de J.S. Bach ont donné naissance à 20 enfants, dont seulement 10 ont survécu au-delà de l'âge de 5 ans? Malgré cette vie familiale mouvementée, Bach est l'auteur de l'une des oeuvres les plus vastes et les plus riches de toute l'histoire de la musique occidentale. Ça, c'est N. qui le dit...!

dimanche 16 novembre 2008

Réponse aux lecteurs


Merci à AG qui, à chacune de nos rencontres, me parle de ce blogue et me stimule dans l'écriture. Si j'ai parfois de la difficulté à m'y mettre, j'y trouve un réel bonheur. Et surtout, cours voir À l'ouest de Pluton!

Notes en bas de page


Un très joyeux anniversaire à mon amie GB qui, toute à son travail et à ses angoisses électorales, a à peine eu le temps de penser à sa fête... sinon pour déguster le désormais classique poulet général Tao de l'Élysée Mandarin!
Que les mois à venir soient plus sereins que cette période mouvementée et t'apportent tout le bonheur d'un voyage en Provence!

Novembre est définitivement propice au rattrapage littéraire


Le mois de novembre 2008 me semble particulièrement morose. Non pas en voie de provoquer chez moi une dépression saisonnière où l'urgence de m'asseoir sous une lampe solaire, loin de là, mais tout simplement... morose, entachant le paysage de sa grisaille jusqu'à transformer le beau en banal, le lumineux en chose commune.


Toute cette pluie et cette noirceur précoce, en plus de me faire rêver de neige abondante et de randonnée de ski de fond, mettent la table à de multiples séances de ce rattrapage littéraire amorcé durant mes vacances estivales. Ma tante D me suggérait en avril une "chronique" sur la trilogie Millénium de l'auteur Stieg Larsson : la voici!


Gâté par mes amis à ma fête, j'ai eu le bonheur de plonger dans la lecture du 1er volume de la collection au moment où le soleil déclinait. J'ai abordé le 2e à l'orée du changement d'heure... et l'ai conclu cette semaine, en pleine froidure!


Perplexe d'abord, au tome 2 je dévore!


Que dire d'abord de Millénium, sinon qu'il s'agit d'un magazine de gauche animé par 2 des héros de la saga soucieux d'alimenter le débat public. La revue publie des articles d'enquête sur des sujets lourds de conséquence. Soulignons le caractère particulièrement percutant de ces titres, tiens : si Les hommes qui n'aimaient pas les femmes ne révolutionne pas nécessairement le genre, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette -en plus d'inspirer au journaliste Denis Lessard une analogie avec Mario Dumont- et La Reine dans le palais des courants d'air font plutôt dans l'inédit! Moi qui éprouvais tellement de difficultés à "titrer" mes articles quand je pratiquais le journalisme à la pige ne peut m'empêcher d'admirer l'audace de ceux de Larsson.


Le 1er volume de l'oeuvre m'a laissé perplexe sur l'immense succès remporté par la série. Certes documenté et d'actualité -l'auteur, journaliste de métier, y proposait une critique du capitalisme sauvage- Ces hommes... ne m'a pas entièrement convaincu sur la pertinence du succès mondial remporté par la saga.


En effet, l'intrigue tarde à se mettre en place et lorsque son rythme s'accélère, elle tient en haleine mais n'étonne pas un lecteur habitué à se frotter aux polars. Quelle différence entre l'oeuvre de Larsson et celle de son compatriote Henning Mankell, par exemple, quoique celle-ci peut-être particulièrement déprimante avec sa pluie incessante et les tourments de son inspecteur...


Millénium 1, sorte de miroir ou de réquisitoire contre la violence faite aux femmes, mettait en lumière au final des crimes extrêmement violents et j'avoue en avoir un peu marre de tout ce sadisme dans mes récentes lectures de romans policiers. Le caractère profondément suédois de Ces hommes... -énumération de villes ou d'entreprises du pays d'Ikea ou de quartiers de sa capitale, Stockholm- m'a aussi surpris et a confirmé non seulement la pertinence de la mise sur pied d'un circuit consacré à Millénium dans la capitale suédoise mais aussi que Stieg Larsson s'inspirait largement de son univers et de celui de ses concitoyens, à l'opposé de J.K. Rowling, par exemple, dont le décor des aventures d'Harry Potter, quoique davantage britannique, adhérait à des fantasmes ou à un imaginaire universel.


Dans le 2e tome de sa trilogie, Larsson, tout en proposant une enquête policière plus classique -que voulez-vous, je suis parfois extrêmement conservateur- avec inspecteurs et leurs bibittes personnelles, articule son intrigue autour du fascinant personnage de Lisbeth Salander. Celle-ci se veut la Robin accidentelle du Batman Mikael Blomkvist, journaliste économique frondeur, ambitieux et séducteur plus conventionnel que sa comparse. En nous plongeant dans le passé de la jeune pirate informatique, l'auteur fait mouche : la trame du roman est passionnante et solide et le personnage définitivement plus consistant que dans le 1er tome. J'ai aussi compris que l'écrivain avait définitivement besoin d'un tome 1 pour bien camper l'histoire du 2e. Et me voilà déjà accroché au 3e tome...


Bien content de ne pas avoir à le laisser de côté pour profiter des belles et chaudes soirées de juillet!


Et pour sortir du douillet cocon...


Quelques sorties cuturelles en vrac pour pimenter ce morne moment de l'année.


À Québec, jusqu'au 22 novembre, la pièce de théâtre Regards-9, au Théâtre de la Bordée, un exercice à la fois jouissif pour le spectateur et extrêmement exigeant pour les 6 comédiens.


Le théâtre a commandé 9 courtes pièces sur Québec à 9 auteurs de la capitale -Robert Lepage et Anne-Marie Olivier, entre autres- ou d'ailleurs sur le thème de la rencontre, thème des célébrations du 400e anniversaire. Chaque texte comporte 2 mises en scène. Tout au long du spectacle, le maître de cérémonie demande à un membre du public de choisir une pièce -sur un total de 7- et une des 2 mises en scène. Les comédiens,. visiblement nerveux, disposent d'une seule minute pour aménager le décor, enfiler leur costume... et mettre la main sur leur première réplique! Chaque soir donne lieu à un nouveau spectacle. Les textes sont inégaux mais certains, donc celui d'Alexis Martin, sont savoureux. Demandez la Rencontre fantastique!


Génie ou superficiel?


À Montréal, jusqu'au 18 janvier 2009 au Musée des Beaux-Arts, l'exposition Warhol Live, sur cet artiste touche-à-tout qui émerge à la fin des années 1960 comme un maître du métissage et de la culture pop. L'expo explore l'influence de la musique et de la danse sur l'oeuvre d'Andy Warhol, qui a signé une cinquantaine de pochettes de disques en plus de peindre ces fameux portraits colorés un peu naïfs de John Lennon et de plusieurs artistes, ainsi que des bouteilles de coke et des boîtes de soupes Campbell. Mise en scène efficace, beaucoup de couleurs et d'ambiance, mais 1 question : sinon que d'encourager le mélange des disciplines, quelle a été la véritable contribution artistique d'Andy Warhol? Il m'est apparu un peu superficiel...


Un film, enfin, Le mariage de Rachel (Rachel getting maried), le récit d'une ex-junkie, Kym, quittant sa cure pour assister au mariage de sa soeur. À peine remise sur pied, elle fait face à la surprotection des membres de sa famille mais surtout à la profonde amertume de sa soeur Rachel que la "maladie" de Kym a souvent reléguée au second rang dans une famille marquée par un drame terrible. Un film dur, fort bien interprété, mais qui ne tombe pas dans le mélodrame. Et il y a le mariage, secondaire, mais à l'opposé des cérémonies qu'on nous présente habituellement au cinéma ou à la télé! Place à la musique hawaïenne et à la marche nuptiale rock!


samedi 1 novembre 2008

Mon film de l'année


Mon film de l'année est québécois et a été tourné avec un budget de 15 000 $ à Loretteville, en banlieue de Québec, par 2 réalisateurs de mon âge.

Il possède l'authenticité de Junior, un documentaire québécois sur le hockey, mais il s'agit pourtant d'un film de fiction.

C'est un film sur les adolescents qui évite l'histoire de la fille-artistie-introvertie qui tombe en amour avec le joueur de football-king de l'école ou du nerds-collectionneur de papillons que remarque enfin la blonde fille de riche. Ou encore la trame déprimante de certains films d'ados construits sur fond des "tragédies" de l'adolescence : suicide, décrochage, anorexie, avortement, conduisant à l'inévitable rédemption.

Mon film de l'année porte un titre original : À l'ouest de Pluton. Et il m'a fait rire, m'a touché et surtout ébranlé comme il y a longtemps que le cinéma ne l'avait pas fait...

Authenticité

Réalisé par Myriam Verreault et Henry Bernadet -dont l'ex-professeure, la cinéaste Micheline Lanctôt, louait récemment le talent à l'émission de radio Christiane Charette, talent est un euphémisme-, À l'ouest de Pluton raconte une journée dans la vie d'un groupe d'adolescents d'une ville de banlieue. Pas la banlieue de Beautés désespérées, de Vice caché, de Beauté américaine ou de L'âge des ténèbres, là! La vraie banlieue, avec ses bungalows des années 1950 à 1980 d'avant les immenses constructions sévères à 2 garages, dans les rues desquelles on fait du skate, se promènent les bus scolaires et se déplace paresseusement le camion ramassant les bacs de recyclage le lundi matin.

Une journée dans la vie d'adolescents, donc, filmée comme un documentaire... mais pourtant pure fiction, avec des comédiens!! J'ai encore peine à y croire tellement ces jeunes incarnant des jeunes sont géniaux et tellement il se dégage de ce film une puissante authenticité -et je pèse mes mots :

  • Authenticité des comédiens : jamais je n'ai vu dans un film autant de jeunes acteurs de qualité: enfin des adolescents joués avec un naturel désarmant par des adolescents. Oubliez Watatatow, Ramdam et Kif Kif!
Est-ce parce qu'ils ont participé à définir les situations du film ou parce que les dialogues sont improvisés qu'ils jouent avec autant de sincérité??? Est-ce parce que cette histoire qui pourrait être leur propre vie les a rejoints au point de leur faire oublier la caméra? Que d'autres réalisateurs les recrutent au plus vite en tout cas au lieu de miser sur la carrière d'Alexandre Despaties...
  • Authencité des situations : les premières minutes m'ont littéralement catapulté dans mon adolescence. Les exposés oraux en français qui nous stressaient tant, mon passé de "militant" pour Amnistie internationale et ces heures de dîner à faire signer des pétitions pour des prisonniers politiques de Birmanie ou de Chine, les casiers, les pauses de 15 minutes entre les cours, les "petits" drames et les grands questionnements...
Je pourrais aussi mentionner l'authencité du décor et des dialogues auxquelles s'ajoutent d'autres grandes qualités de réalisation et des flashs géniaux, dont celui de camper les personnages dès le début du film par ce fameux exposé oral sur leur passion.

Drôle à souhait -pour nous-, cette épreuve -pour eux- nous permet d'appréhender les personnages et de s'y attacher. Car on s'attache profondément à ces adolescents, malgré leurs mauvais coups : ils sont spontanés, brillants dans leur discussion -sur la situation politique du Québec, la situation internationale, la réincarnation et la morte et touchant dans leurs angoisses ou leur mal-être.

Sa première fois dans un aréna

À l'ouest de Pluton donne naissance à plusieurs personnages forts...
  • Émilie, dont le party qu'elle organise pour se faire aimer dégénère, dans sa maison comme dans son âme, et accentue davantage sa solitude
  • Son frère violent avec elle mais dont on comprend plus tard la douleur
  • Jérôme, que son amour pour Kim rend taciturne et qui ne sait comment l'exprimer
Et de nombreuses scènes troublantes, dont celle mettant en scène Kim qui succombe pour un gars de la gang désireux d'aller plus loin que les baisers...

"J'ai un condom, ça adonne ben, hein?"
"He... J'sais pas là..."
"Quoi? T'as jamais fait ça?"
"Non, pas vraiment..."
"Tu vas voir, ça va bien se passer..."

Et Kim fait l'amour pour la première fois, sans trop le vouloir, dans un vestiaire d'aréna, avec un gars qui n'a pas l'intention de la revoir et qui met rapidement fin au romantisme après avoir obtenu satisfaction. C'est vraiment triste...

Je souhaiterais tellement que ce film soit vu, et qu'il soit vu particulièrement dans les écoles, pour que les adolescents se reconnaissent au cinéma, réalisent que le cinéma québécois a de quoi leur apprendre et surtout, qu'ils se félicitent de leurs bons coups, reconnaissent leurs travers... et apprennent à prévenir les quelques erreurs jalonnant évidemment le tumultueux parcours de l'adolescence!

Oui, c'est vraiment bon d'être ébranlé au cinéma... surtout quand ça se passe à côté de chez nous!

mardi 28 octobre 2008

Notes en bas de page


Si je l'ai réveillée le 24 octobre dernier pour le lui souhaiter en personne, j'ai oublié d'offrir mes voeux de très joyeux anniversaire à ma maman directement sur ce blogue... que je sais qu'elle consulte. Toutes mes excuses pour cet impair... je t'embrasse encore à distance, chère maman. Une belle et heureuse année à toi!

mercredi 15 octobre 2008

Deux fois la même histoire


Deux films explorant le même thème à quelques semaines ou mois d'intervalles, c'est du déjà vu. Mais deux oeuvres écrites par un frère et une soeur racontant la même histoire à travers deux points de vue lancées à un peu moins de 5 mois d'intervalle... plutôt rare. Et ça se passe au Québec, en plus!

Dans C'est pas moi je le jure!, sorti à la fin septembre 2008 au Québec, le réalisateur Philippe Falardeau s'approprie deux romans autobiographiques de Bruno Hébert... frère d'Isabelle Hébert, scénariste de Maman est chez le coiffeur, long métrage de Léa Pool que les cinéphiles québécois ont pu apprécier en mai dernier. Dans ces 2 oeuvres, le frère et la soeur se souviennent avec émotions et un brin d'humour du tragique départ de leur mère, partie refaire sa vie en Europe au cours d'un été des années 1960. Le personnage de Léon Doré, dans C'est pas moi je le jure, comme la Alice de Maman est chez le coiffeur devront apprendre à vivre avec leur tristesse, profonde, beaucoup d'incompréhension, et le sentiment d'avoir été sacrifié sur l'autel d'une vie meilleure.

Moins d'effets... moins d'émotions

Philippe Falardeau a abordé son scénario avec beaucoup moins d'effets que Léa Pool:
  • reconstitution plus approximative et moins soignée de la décennie 1960
  • nombre réduit de personnages - dans Maman..., les enfants étaient nombreux et tous avaient un problème, à croire qu'on avait planté dans la même ville tous les sans amours du Québec de moins de 15 ans
  • décor plus pesant et moins bucolique
  • musique planante sans référence. 
L'histoire y apparait davantage authentique, quoique plus dramatique, aucun plan ne semble "mis en scène" -Pool avait tendance à construire certaines scènes, leur enlevant beaucoup de réalisme-, Antoine L'Écuyer, le comédien incarnant Léon, signe un sans faute et trace la voie d'une carrière prometteuse. Et pourtant...

C'est pas moi je le jure m'a moins touché que son film jumeau. J'étais sorti de la projection de Maman est chez le coiffeur presque aussi renversé que les enfants abandonnés! Profondeur de jeu de Marianne Fortier? Émotion d'effets, provoquée par un appui de la musique aux situations? Film mieux ramassé et sans longueur? Je ne sais pas. Le troisième film de Falardeau tarde un peu à décoller, offre en Léon un personnage complexe et autodestructeur loin de notre réalité. Son histoire d'amour avec Léa séduit et émeut mais... ne bouleverse pas. Et on ne sait trop ce qui arrive au jeune homme à la fin du film.

Falardeau voyait en C'est pas moi je le jure! son film le plus commercial, grand public. J'ai néanmoins préféré ses oeuvres précédentes, La moitié gauche du frigo et Congorama.


Un film qui se déguste comme un bon vin

Le plus récent film du réalisateur Woody Allen, Vicky, Christina, Barcelona, se déguste avec appétit comme un bon vin à la lueur d'une chandelle. Plus efficace que bien des campagnes touristiques, il va jusqu'à convaincre l'heureux buveur de s'envoler siffler toute sa bouteille sur l'une des terrasses de la ville de Gaudi... question d'y tenter à son tour le destin et d'y trouver le compagnon idéal pour "a creazy week-end in Oviedo"!

Allen répète  avec Vicky, Christina... ce qu'il avait réussi avec l'un de ses films précédents, Match Point, filmé à Londres : donner de l'âme à une ville à travers une histoire qui se tient sans être inédite ou exceptionnelle, miser sur des comédiens attachants et convaincus (Scarlett Johansson, Rebecca Hall, Javier Bardem et Penélope Cruz) jouant avec bonheur la naïveté, la séduction, la névrose ou l'amoureuse souffrance, tout en semant ici et là quelques pistes de réflexion: renoncer à une vie déjà toute tracée d'avance par une série de principes pour "écouter son coeur" constitue-t-il un acte de foi ou un pied de nez à la facilité? peut-on s'écarter de la recherche d'un amour simple par un désir d'être différent,  de ne pas s'abandonner aux clichés?

Vous ne vous casserez certainement pas la tête au visionnement des aventures des américaines Vicky et Christina, heureuses victimes d'un séducteur lors d'un été de bamboche et d'études à Barcelone. Vous y apprivoiserez plutôt avec bonheur quelques personnages sensuels de l'oeuvre: l'art, la guitare, la chaleur des soirées d'été... sans oublier la capitale catalane!

Barcelone : un personnage

Car Barcelone ne se contente pas d'incarner le décor d'histoires d'amour sans lendemain dans cette comédie romantique: elle EST l'un des personnages du film. Vicky, Christina, le peintre séducteur Juan Antonio et l'hystérique artiste Maria Helena m'ont presque convaincu de renoncer à la Turquie pour explorer le pays du flamenco. Comme L'Auberge espagnole de Cédric Klapisch, tiens. 

Pourquoi Barcelone? Parce qu'on peut s'y baigner dans la Méditerranée et se gaver d'oeuvres architecturales fortes au cours de la même journée, démabuler dans les rues jusqu'à minuit au son de la musique, y faire la fête comme aller au musée. Sans doute comme dans bien des villes du monde... mais il en faut bien une qui fasse davantage battre notre coeur!

Dormir dans un cercueil

Parlant de voyage, jetez un oeil sur ce texte du journaliste de La Presse Philippe Mercure, qui a expérimenté les hôtels capsules japonais, minuscules dortoirs urbains qu'envahissent les hommes qui manquent leur train au terme de soirées de travail... ou de beuverie. Une initiative propre à la société japonaise, qui trouverait difficilement des clients en terre d'Amérique. En tout cas, je l'espère...