dimanche 30 mars 2008

Notes en bas de page




Les jubilaires se comptent au nombre de quatre chez les membres de la famille HB entre le 12 mars et le 12 avril : un mois bien rempli, donc!

J'ai déjà souligné l'entrée de N. dans la trentaine, mais oublié de souhaiter une très joyeuse fête à L., qui a franchi une étape tout aussi marquante le 12 mars dernier -non, pas la trentaine, la...

Nouvellement maître, S. célèbrera son anniversaire le 2 avril, puis ce sera au tour de V. d'être la vedette du jour le 12 avril.

Que vos journées de fête soient à la fois gourmandes et pleine de surprises et de belles attentions!

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Quelques lecteurs m'ont fait part récemment de leur difficulté à comprendre comment inscrire un commentaire dans ce blogue. J'avoue que la marche à suivre est plus complexe que dans certains carnets.

Voici comment procéder :

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Une expérience gastronomique



Samedi 29 mars, je vis l'une des expériences gastronomiques les plus originales de ma vie : N. franchit la trentaine, nous goûtons au nirvana sous le ciel du restaurant L'Utopie.

Nouvelle vague culinaire

Depuis quelques années, N. et moi profitons de nos anniversaires pour expérimenter des restaurants... que nous n'avons pas les moyens de nous offrir lors des 363 autres jours du calendrier! Cette année, au tour de L'Utopie, "lieu-dit gastronomique" s'inscrivant parfaitement dans une nouvelle vague d'établissements que nous apprécions énormément.

Leurs caractéristiques?
  • ambiance décontractée (et musique souvent lounge ou électronique se mariant à point avec la dégustation des plats);
  • audace et innovation sur le plan du design et de la décoration (ces arbres s'élevant en pleine salle à manger pour gagner le plafond dans le cas de L'Utopie);
  • personnel généreux de son temps, passionné et extrêmement attentif et pour qui la première visite de clients un peu mal à l'aise sélectionnant la 2e bouteille de vin la moins dispendieuse n'est pas une insulte;
  • et bien sûr, cuisine raffinée osant tant du côté des ingrédients, des combinaisons, de la chimie, même, que de la présentation : bref, une mini-révolution culinaire dans l'assiette!

Nous avons au fil des années goûté aux saveurs du Métropolitain, du Largo, du Yuzu, du Versa. À noter que les trois derniers se situent à proximité de l'Utopie, sur les rues du Parvis et Saint-Joseph qui, avec les rues Saint-Pierre et Sault-au-Matelot (Le Toast, Le Panache de l'Auberge Saint-Antoine, nos futures escales), sont en voie de redéfinir la gastronomie à Québec.

Sommelière dégustation

N. et moi consultons le menu. En cinq minutes, nous décidons de plonger : nous tentons l'expérience dégustation!

Huit services proposés sur des assiettes dont la texture autant que l'allure constituent une valeur ajoutée au repas, avec vins harmonisés, savamment annoncés juste avant chacun des plats par un sommellier poète au vocabulaire riche en formes géométriques, en évocations culinaires, en références géographiques. Une quête anime son parcours de maître du fruit de la vigne : la recherche du parfait équilibre dans les accords mets-vins.

Ce voyage vinicole nous conduit hors des sentiers battus de la SAQ, de l'Autriche -dont le peuple raffole tellement de ses vins qu'il n'en reste plus à exporter, apprenons-nous!- à la France en passant par l'Italie, du blanc au rouge au vin sucré, ces divines boissons accompagnant successivement un menu savamment concocté par un chef aussi scientifique qu'inspiré et faisant la part belle aux produits locaux :

  • Mise en bouche, sous forme de couteau de mer, apprêté avec purée de petits pois et yogourt de pamplemousses confits!
  • Huître crue servie avec gel de concombre à la menthe, tire épongle glacée au jambon serrano, noix épicées, bille de citron vert confit, huile d'argan;
  • Cube de macreuse (épaule de boeuf) confite accompagnée d'une sphère de harciots blancs au thym, pommade de tomates confites, balsamique réduit, fleur de sel au piment d'Espelette;
  • Ballon de lait aux amandes, dans une cuillère, assorti d'une purée de chou fleur, d'oeufs de saumon, d'une huile de sésame grillé, de basilic, d'amande torréfiée et d'une émulsion de graines de carottes sauvages;
  • Esturgeon noir fumé, auquel on a associé une mélasse d'olives noires (!), du pâté de panais a l'anis vert, un lacet de daïkon (radis) et un nuage de thé à la bergamote;
  • V9, sorte de petite biscotte dans laquelle chacun des légumes du fameux V8 a été apprêté différemment et auquel on en a ajouté un, le... non, je vous laisse deviner;
  • Agneau de Kamouraska -pur délice...- servi avec tube de kadaiff -rouleau d'Afrique du Nord- au curry, crémeuse d'artichauts, coulant de Barre à Boulard -fromage de Saint-Raymond-de-Portneuf-, chanterelles et trait de vinaigrette d'anchois;
  • Sur le principe de l'oeuf tourné, un pré-dessert -oui, oui!-, jaune confit au sirop et blanc à l'horchata;
  • Balle de chocolat noir, intérieur coulant aux fruits de la passion accompagné d'une glace au miel;
  • et quelques mignardises pour conclure... hélas.

Je peux partager ce repas avec vous car on m'a gentiment imprimé le menu, ce dernier -variant régulièrement- n'étant pas disponible dans le site Internet du restaurant.

Je ne saurais trop vous conseiller de profiter d'une fête quelconque -et d'un chèque de retour d'impòt...!- pour tenter à votre tour l'expérience de L'Utopie... ou de l'un de ces restaurants nouvelle vague dans lesquels, sans les serveurs pincés en smoking ou la musique glaciale qui atténue l'élan des conversations, nous passons définitivement de belles soirées à déguster et à discuter.

Notes en bas de page




Félicitations à mon ami Robert-Guy Despatie, qui cumule les distinctions prestigieuses depuis le début de 2008!

Le 7 février dernier, Robert-Guy, responsable de l’animation culturelle du Conseil scolaire de district catholique Centre-Sud, dans la région de Toronto, s'est vu remettre des mains du lieutenant-gouverneur la Médaille du mérite civique de l’Ontario pour ses "réalisations hors du commun" et sa "contribution exemplaire" à la vie de la province.
« Robert-Guy est totalement dévoué aux élèves du Conseil, et il a notamment démarré plusieurs initiatives qui ont pris une envergure provinciale, dont le Festival de la chanson et de la musique en milieu scolaire qui est devenu un spectacle incontournable dans le milieu culturel », a déclaré le président du Conseil, Adrien Lamoureux, lors de la cérémonie.

RG a également reçu, le 19 mars dernier, l'un des deux Prix de la Francophonie 2008 de l'Ontario, celui décerné à un francophone, cette fois du premier ministre Dalton McGinty. On décrit le récipiendaire par ces mots : énergie, engagement, détermination, créativité, enthousiasme.
Tout à fait juste! Félicitations RG: j'ai bien hâte que tu nous cuisines quelque chose pour célébrer ces deux conquêtes!!

lundi 24 mars 2008

À quand « la dernière »? (ou hommage au ski de fond)



J’ai beau fantasmé sur l’image d’un pichet de sangria, comme je vous le confiais dans un billet précédent, d’une pinte de Griffon extra blonde lentement ingurgitée sur la terrasse du bar Le Sacrilège, des recettes de filet de porc marinés que je vais expérimenter sur notre nouveau barbecue –si je parviens à l’allumer sans exploser- ou tracer sur mes cartes mentales le parcours de mes prochaines sorties à vélo…

je fais encore du ski de fond.

J’arrive même ce soir d’une randonnée de 25 km dans mon centre de ski favori, Sentiers du Moulin, de Lac-Beauport.

Cette expédition devait être ma dernière sortie de la saison. Or, stimulé par la fougue de mes fidèles partenaires CG et GL, machines increvables lorsqu’elles chaussent leurs Karhu ou leurs Rossignol, grandes sœurs attentives veillant sur chacune des pièces de mon équipement, je me surprends à évaluer la possibilité de « fermer » le camp Mercier la fin de semaine prochaine. Encore un peu d’hiver pour un hotdog « steamé ».

En somme, il a beau neigé un jour sur trois depuis le début du mois de mars, je repousse encore ma « dernière ». Je suis définitivement un homme de contradictions… chaque année de plus en plus passionné par le ski de fond.

Pierre Harvey plutôt que Mats Näslund

Je bondis sur les pistes depuis 6, 7 ou 8 ans, initié par mes parents sur le bref, mais vallonné trajet du parc Beauséjour de Rimouski. Alors que les jeunes de mon âge tentaient d’imiter Mats Näslund sur la glace de la patinoire du quartier, je suivais plutôt les traces de Pierre Harvey en apprenant les rudiments du chasse-neige et du pas en ciseaux. Le vertige dans le télésiège et les traumatisantes chutes du T-Bar ont eu raison de ma brève carrière de skieur alpin au primaire, aucune côte à gravir ne m’a jamais découragé du ski de fond.

J’aime ce sport nordique…

Parce qu’il s’agit d’une activité familiale, de plus en plus sœur-frère ou père-fils, ma mère sélectionnant ses journées de ski avec autant de sévérité qu’une adolescente de secondaire 5 magasinant sa robe de bal de finissante (!).

Il m’a d’ailleurs fallu bien longtemps avant de réussir à dépasser mon père en ski, lui qui, propulsé par sa traditionnelle « soute » grise et bleue, maîtrise le pas classique autant que le pas de patin.

Une parenthèse sur la dite soute, offerte par ma mère à mon père à Noël… en échange d’un habit de ski bleu pour maman. Mes parents désormais au diapason dans leurs vêtements de sport hivernaux enrichissaient à l'époque cette tenue athlétique de pointe d’une jolie paire de bas aux genoux aux couleurs de leur soute respective, bas joyeusement mis en valeur par les bottes de ski du temps, les inoubliables marines rayées blanche aux fameuses semelles à trois trous sous les orteils.

Mon élégante mère a bien entendu changé de vêtements depuis… mon père enfile sa « soute » année après année, rare élément de stabilité dans ma vie mouvementée!

J’aime aussi le ski de fond…

puisque depuis que je le pratique, cette activité est synonyme de délicieuses collations!

Des dattes fraîches au gâteau à la cannelle et à la cassonade de GL, en passant par la soupe à l’orge maison de mes parents et les tartines au creton englouties au terme de mes excursions rimouskoises, ou par ces délicieux carrés de chocolat noir ou cubes de fromage cheddar avalés en refuge entre deux essoufflants faux plats, on se gave littéralement pendant ou après une randonnée, au nom d’une guerre à finir contre la vicieuse « carence énergétique ».

J’aime encore le ski de fond parce que…
  • cette activité permet comme pas une de profiter de l’éclatante lumière de l’hiver, si pure à -20°C;
  • je ne m’épuise pas à superposer de la Swix polaire sur de la Toko violet spécial pour concocter le composé chimique qui me fera gagner… 5 minutes sur mes collègues skieurs;
  • j'ai renoncé à cirer mes skis avec un fer à repasser –je déteste le repassage, alors…
  • et parce qu’en refuge, on s’explique les choses essentielles de la vie, telles comment détermine-t-on le jour de Pâques et pourquoi peut-on prédire à quelques minutes près l’arrivée de l’équinoxe de printemps –objet de notre discussion d’aujourd’hui qu'un patrouilleur sans doute scientifique à ses heures à bonifié d'une savante explication... que je n'ai pas tout à fait saisie.

En somme, saviez-vous que le printemps ne se pointe pas à la même heure à Rimouski, Québec ou Montréal? Question d’axe de rotation de la Terre, paraît-il.

Relancé par un prof

J’en profite pour rendre hommage à ce professeur d’éducation physique du Cégep de Rimouski, aujourd’hui l’un des artisans de la relance du défunt club de ski de fond Les Raquetteurs de ma ville natale, devenu le très fréquenté Club Mouski.

Passionné de ce sport, GM parvint à rassembler une quarantaine de post-ados pour un cours de ski de fond intensif à l’hiver 1995. Pas explosion, double poussée, zone de fartage, ça y est, ma technique venait de se raffiner!

Merci mille fois, GM, de m’avoir redonné le goût de ne sortir en ski non plus pour une heure mais pour une journée complète de soleil éblouissant, de mésanges perchées sur les épaules, de ruisseaux qui s’ébrouent entre deux rives glacées, de grandes traversées ponctuées d’épinettes touffues emmitouflées dans leur douillette moelleuse se concluant par un pudding chômeur maison qui vaut toutes les côtes du monde, de panoramas qui s’étirent avec grâce des montagnes des Laurentides jusqu’au fleuve Saint-Laurent, autant de journées d’heureuses rencontres et d'agréables conversations.

J’aime le ski de fond pour tout ça… et parce que j’habite la si belle région de Québec, qui m’offre la chance de m’élancer dans un centre différent presque chaque semaine, tous faciles d’accès grâce au dépliant du Regroupement des stations de ski de fond de la région de Québec.

Pourquoi se contenter d'une patinoire de quartier quand il y a tant de pistes à explorer?

dimanche 16 mars 2008

N. joue du Bach

Le 2e prélude du Clavier bien tempéré de Johann Sebastian Bach. Voici la pièce que vous offre N. dans cet intermède musical filmé directement de notre salle de récital privé!

N'est-ce pas qu'il a du talent?

mercredi 12 mars 2008

Surpris par des farfalles au brie

Le site SOS Cuisine dont je vous parlais dans un billet précédent a fait deux gourmands comblés!

Si la goulash du souper d'hier était somme toute appétissante -j'ai légèrement gâché la recette en éteignant par mégarde le rond de la cuisinière en pleine cuisson, mais bon...-, nous nous sommes ce soir concoctés un délice déconcertant de simplicité, et ce, en moins de vingt minutes : de savoureuses farfalles aux tomates et au brie relevées d'ail qui nous ont laissés tout aussi rassasiés que surpris par le peu d'efforts consacrés à la préparation du plat.

Si nous n'avons pas adopté l'ensemble de la démarche proposée par le site -sa liste d'épicerie complète et toutes ses recettes pour la semaine-, nous y avons pigé allègrement quelques suggestions... et nous y reviendrons sans doute!