lundi 18 août 2008

Ces articles qui traînent... (suite)


Le retour du soleil a chassé ces blues alimentés par les fameuses journées "nuageux avec percées de soleil, 40% de probabilités d'averses", finissant toujours par nous mouiller à l'heure du barbecue.

J'aurai finalement franchi sans encombre l'été le plus moche des 50 dernières années -selon le quotidien Le Soleil-, après avoir failli me payer un tout-inclus dans le Sud au début du mois d'août pour faire le plein de vitamines D.

Parlant de voyage, et en attendant la Chine ou la Turquie l'an prochain -N. et moi ne nous sommes pas encore entendus sur la destination!-, voici quelques "nouvelles" voyages intéressantes qui traînent sur mon bureau et dont j'ai commencé à vous faire part... en mai dernier!

Tourisme aéroportuaire

Vous rêvez d'un voyage original? Pourquoi pas une virée dans les plus beaux aéroports de la planète?

Quels sont-ils, ces aéroports qu'il faut voir avant de mourir, me demanderez-vous sur-le-champ, vous qui raffolez de la gastronomie aéroportuaire hors de prix ou des passages obligés aux douanes sous l'oeil de redoutables cerbères dont la politesse est aussi crispée que leurs trops rares sourires?

Selon un sondage réalisé par le Conseil international des aéroports auprès de 200 000 usagers de la planète, les cinq meilleurs seraient:

  1. Incheon, Séoul, Corée du Sud

  2. Kuala Lumpur International, Malaisie

  3. Changi, Singapour

  4. Hong Kong International, Chine

  5. Central Japan Airport, Nagoya, Japon

Les Asiatiques semblent avoir révolutionné l'image qu'on se fait d'un aéroport. Pas la porte à côté pour le constater par vous-même, songez-vous? Pointez-vous du côté des aéroports de Halifax et de Ottawa, respectivement 2e et 3e du classement en Amérique du Nord, coiffés au fil d'arrivée par l'aéroport Dallas/Forth Worth. (Source, André Désiront, La Presse, 29 mars 2008).

Épargner à la dur...

Il est essentiel au voyage..., mais parfois bien difficile à obtenir. L'argent, tout simplement.

La journaliste Caroline Rodgers annonçait dans La Presse du 8 juin dernier la mise au point, par le Bureau de la consommation du Canada, d' "une calculatrice des dépenses journalières". Entendre ici le café du matin, le film loué au club vidéo ou votre magazine préféré.

Chuchotez-lui votre âge et le total quotidien de "vos dépenses discrétionnaires", la redoutable calculatrice vous balancera en pleine face le total de ces dépenses -réconfortant café du matin, glace Tutto Gelato chocolat noir-framboise, pinte de bière du jeudi soir- à l'âge prévu pour votre retraite. De quoi casser votre party existentiel.

Parions que ce montant aurait pu vous permettre de voyager sans tracas financier... mais que serait notre vie quotidienne sans tous ces petits plaisirs -superficiels, certes- qui la garnissent?

... Ou voyager pour pas cher!

Si le Royaume-Uni, la Norvège, la Suisse et l'Italie se classent, dans l'ordre, parmi les 4 pays européens où il coûte le plus cher pour se loger, selon l'Index des prix hôteliers compilés par le site Hotels.com et cité par le chroniqueur voyage André Désiront (La Presse, 29 mars 2008), "les anciens pays de l'Est -Slovaquie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Hongrie et République tchèque- figurent au nombre des destinations où les prix ont baissé le plus", en raison de l'offre y dépassant la demande d'hôtels.

Vous courez les aubaines hôtellières? Mettez le cap sur Berlin, Pise (en Italie), Shanghai et Bangkok, recommande le même Index.

Associé au site Expedia. Hotels.com serait le plus important site mondial de réservation d'hôtels, permettant la réservation en temps réel dans 80 000 établissements un peu partout sur la planète.

Manger dans le noir

De passage à Montréal récemment, ma belle-famille et moi avons vécu toute une expérience au restaurant O.Noir, celle de manger dans l'obscurité la plus complète afin de vivre ce qui constitue pour les non-voyants une expérience quotidienne.

Au-delà de la difficulté à trouver nos repères -on mange avec 2 fourchettes ou en utilisant le couteau du mauvais côté, on pense se trouver en face de X quand on mange en fait plutôt devant Y-, j'ai été frappé par celle d'engager une conversation normale. Le noir, apaisant pendant un certain temps, isole et dissuade de lancer une discussion de laquelle ce non-verbal qui lui confère tout son piquant est absent.

Une fois le café ingurgité, nous ne nous sommes pas attardés dans cette noirceur que nous n'avons jamais réussi à apprivoiser, poussant un soupir de soulagement lorsque nous avons enfin regagné la lumière de la rue Sainte-Catherine. Pour les serveurs atteintes d'une déficience visuelle du restaurant, "l'expérience" se poursuit pourtant bien au-delà d'un simple repas...

De bonnes adresses

Voici en terminant quelques "bonnes adresses" en vrac, elles aussi pigées dans les chroniques d'André Désiront, dans La Presse.

Pour:

  • trouver un hôtel abordable à New-York: www.ny.com/hotels/budget.html et http://www.usatourist.com/, section"New York budget hotels"

  • se ressourcer par la marche ailleurs qu'à Saint-Jacques-de-Compostelle: le chemin de Lycie, reliant Fethiye à Antalya, dans le sud-ouest de la Turquie -une autre bonne raison pour visiter ce pays!- sur une distance de 509 kilomètres: http://www.lycianway.com/
  • profiter de l'expérience de 2 voyageurs québécois dont les valises ont roulé dans plus de 80 destinations: http://www.voyageplus.net/ . Le site contiendrait des conseils, des informations pratiques, mais aussi 10 000 liens portant sur 165 destinations!

Notes en bas de page


Félicitations à Coulou et Mélanie, qui se sont dit "Oui" avec toute la conviction dont ils étaient capables lors de leur très touchante cérémonie de mariage, samedi dernier.
Vous nous aurez beaucoup émus, avec cette lettre vous révélant mutuellement ce que vous représentez l'un pour l'autre, bouleversant le traditionnel questions-réponses entre prêtre et mariés à l'heure de se passer l'alliance au doigt!


Nous n'aurons pas dansé au son de Cé-cé-cé-cé-limène lors de votre réception, mais dévoré beaucoup, beaucoup de chocolat, nous plongeant dans un état d'hyperaction idéal pour se trémousser au son du fameux medley des Gispy Kings et pour jouer à Michael Phelps sur la musique de Footlose.


Merci encore pour cette belle réception, au plaisir de vous revoir... et de te remettre la bonne version de ton bien cuit, Coulou!

dimanche 10 août 2008

Participer sans toujours gagner


Alors que les médias n'en auront généralement, au cours des prochaines semaines, que pour les médaillés -et encore là, souvent ceux d'or...- des Jeux olympiques de Pékin, se désolant d'une quatrième et parfois même d'une troisième ou d'une deuxième place pour un "espoir de médaille", le plus récent film du réalisateur Francis Leclerc, Un été sans point ni coup sûr, rappelle combien il peut être agréable de pratiquer un sport pour lequel on se passionne dans un climat de saine compétition, où l'on valorise non pas la victoire mais l'effort et la persévérance.


N'ayez crainte, le film n'a rien d'une oeuvre moralisatrice! Il insiste cependant sur certaines valeurs -avec nuance, sans les souligner à grand trait- dont on a parfois tendance à se départir en cette société couronnant la performance individuelle et la réussite du "moi". Je pense ici à la solidarité, à la discipline, à la détermination... et à l'amitié!


Mieux encore, Un été... dresse le portrait d'une réussite d'équipe -et non d'individus-, celle de jeunes mordus du baseball malencontreusement réunis par leur exclusion de l'équipe de baseball A de leur paroisse en cet été 1969... celui où l'homme marche sur la lune. Enthousiasmé par la venue, cette année-là, d'une équipe de baseball majeur à Montréal, les Expos, le personnage principal du film, Martin, n'hésite pas à y voir un événement historique qu'il intègre à sa vision d'un monde qui change et de la perte d'une certaine inscouciance.


Le scénariste -et romancier- Marc Robitaille, auteur d'Un été sans point ni coup sûr, avait pondu il y a quelques années le scénario du film Histoire d'hiver, autre film familial portant cette fois sur le hockey de la fin des années 50 ou du début des années 60. Il y poursuivait la même démarche, celle d'esquisser, à travers un adolescent vouant cette fois un culte à Maurice Richard, un véritable portrait de société: la domination des Canadiens-français de l'époque par les anglophones, l'infériorité économique des premiers, la transposition de cette bataille sur la patinoire, et ce, à travers quelques personnages bien ciblés.


Robitaille reproduit cette approche dans le plus récent film de Francis Leclerc en mettant cette fois en perspective un certain conservatisme social -le père de Pierre-Luc- et un profond désir de changement -incarné par sa mère, fan des Rollings Stones refusant de s'enfermer à la maison et cherchant à travailler.


Cette démonstration de "belles valeurs" collectives, cette "photo de famille" attachante de la société québécoise du début des années 1970, un texte bien écrit, des acteurs visiblement à l'aise dans leurs rôles, tout cela donne un film parfois très touchant, tout autant qu'amusant, un match cinématographique dont on suivra aisément et avec beaucoup de plaisir chacune des manches!

vendredi 1 août 2008

Notes en bas de page


Un très joyeux anniversaire à ma très branchée amie SI, qui célèbre sans doute en ce moment dans l'une des bonnes adresses de la capitale! La soirée se terminera-t-elle à la loge???